© Olivia Bee
“Oh ! laissez-moi ! c’est l’heure où l’horizon qui fume
Cache un front inégal sous un cercle de brume,
L’heure où l’astre géant rougit et disparaît.
Le grand bois jaunissant dore seul la colline.
On dirait qu’en ces jours où l’automne décline,
Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.”
Rêverie
Victor Hugo
© Nishe
“Les sacrifices que l’on fait, les arrangements avec l’existence ne tendent qu’à ce but : se donner du temps.”
Oser écrire
Madeleine Chapsal
© Raymond Cauchetier
“Il n’y a pas de choix, il y a des rencontres.”
Œuvres posthumes
Anne Barratin
© Matt Wisniewski
“Sur l’océan couleur de fer
Pleurait un choeur immense
Et ces longs cris dont la démence
Semble percer l’enfer.
Et pais la mort, et le silence
Montant comme un mur noir.
… Parfois au loin se laissait voir
Un feu qui se balance.”
Sur l’océan couleur de fer
Paul-Jean Toulet
© Grégoire Alexandre
“Vanité ? Prudence ? Respect humain ? nous n’aimons pas être devinés.”
Nouvelles contradictions
Charles Régismanset
© Denis Piel
“Il arrive que la beauté ait cet effet sur les autres ; elle les effraie, leur donne envie de garder leurs distances. Ce n’est pas comme dans les films, où la caméra tend à rendre la beauté accueillante, pareille à une invite.”
Mystic River
Denis Lehanne
© Pierre Dubreuil
“Au combat, tout le monde a peur. La seule différence est dans la direction qu’on prend pour courir.”
L’Hurluberlu
Jean Anouilh
© Sabine Mirlesse
“Bondissant en fureur par l’océan obscur,
L’âpre rafale hurle et harcèle la hune.
Les femmes, sur le port, dans le tourbillon noir,
Gémissent, implorant une lueur d’espoir…
Et la tempête tord le haillon qui les couvre.
Tout s’effondre, chaos, gouffre torrentiel !”
Tempête
Jules Breton
© Henrik Halvarsson
“Une main lave l’autre.”
Sénèque
© Stefanie Schneider
“Viens par ici : voici l’ardente érubescence
Des cheveux roux piqués de fleurs et de béryls,
Les étangs des yeux pers, et les roses avrils
Des croupes, et les lis des seins frottés d’essence
Viens humer le fumet et mordre à pleines dents
A la banalité suave de la vie,
Et dormir le sommeil de la bête assouvie,
Dédaigneux des splendeurs des songes transcendants.”
Sensualité
Jean Moréas